Azraël : ange de la mort et passeur d’âmes

Apercevoir Azraël est un signe de mauvais augure. Et pourtant, l’ange de la mort ne se limite pas à ce rôle funeste. Grâce à lui, les âmes se libèrent de leur prison corporelle et accèdent à un monde plus joyeux. Membre du chœur des archanges, il apporte du réconfort dans les périodes de deuil. Ouvrons le livre de la destinée pour en savoir plus sur son histoire !

Azraël, archange de la mort

Ange de la mort et du deuil

Azraël, dont le nom signifie « celui que Dieu aide », est reconnaissable à ses petites ailes et à sa faux. Mais attention, celui qui peut le voir est déjà mort ! Au moment du dernier soupir, l’ange redouté vient délivrer les âmes de leur enveloppe physique. Les légendes orientales précisent qu’il maintient une pomme de l’Arbre de vie sous les narines du mourant, pour accomplir cette séparation. Puis, il accompagne l’essence des justes au septième ciel, c’est-à-dire à Alicon, le séjour des bienheureux.

Selon certaines religions, il a 70 000 pieds, 4 000 ailes, autant d’yeux et de langues qu’il y a d’hommes dans le monde. Il inscrit dans un grand livre le nom de chaque personne à sa naissance et l’efface à son dernier souffle. Au-delà de sa fonction, il apporte une aide spirituelle aux personnes endeuillées. Et par-delà les rêves, il permet le contact avec des proches disparus. Son aura émet un jaune clair et on lui associe la calcite jaune, une pierre qui apaise en fin de vie ou en période de deuil.

Azraël et la création de l’homme

Azraël et les âmes
L’intransigeance d’Azraël sur l’heure de la mort ne l’empêche pas de rassurer et de guider les défunts vers la lumière.

Azraël reçoit l’attribution de son rôle à la suite de la création de l’homme. En effet, Dieu désire modeler le premier humain et charge l’archange Gabriel de récupérer une poignée de chacun des sept lits qui constituent la terre. Effrayée par l’idée de perdre des parties d’elle, la Terre supplie le messager céleste de renoncer à sa mission. Elle le met en garde, car, selon elle, la créature de Dieu, ainsi faite, se révoltera contre son créateur et sera maudite à tout jamais. Gabriel expose cette requête à son maître qui campe sur ses positions.

 

Le Tout-Puissant se tourne alors vers ses serviteurs Michaël et Azraël, pour lui rapporter le matériau dont il a besoin. Mais le premier se laisse aussi attendrir par les propos de la Terre. Au contraire, le second, sans s’émouvoir, arrache les sept morceaux demandés. Il les apporte en Arabie, où l’homme va être conçu. Satisfait de l’impassibilité d’Azraël face à la situation, Dieu le charge désormais de séparer les âmes des corps. Contrairement à ses semblables plus compatissants, Azraël résistera aux supplices des mortels à l’approche de leur trépas ! Mais pour les guider dans l’au-delà, il se montrera soucieux de rassurer les défunts.

Archange de la destinée

Azraël, messager du destin
Azraël veille au bon déroulement du destin. (© 2009 – 2020 gaux-gaux)

Un jour, Azraël se dévoile auprès du roi Salomon et dévisage l’homme qui est assis à côté de lui. Intimidé, l’homme en question interroge son hôte sur l’identité de ce sinistre inconnu. Le seigneur lui apprend qu’il s’agit de l’ange de la mort. Effrayé, le bonhomme presse Salomon d’invoquer le vent pour qu’il le transporte en Inde. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Azraël révèle alors au roi qu’il fixait cet humain, car il avait ordre de prendre son âme en Inde. Il était donc surpris de le trouver ici, en Palestine ! Mahomet racontait cette histoire pour montrer que personne ne pouvait échapper à son destin. Ainsi, Azraël accomplit-il les desseins de la destinée.

 

Au même titre que Gabriel, Michaël, Raphaël ou encore le puissant Métatron, Azraël appartient à la catégorie des archanges, des êtres purs qui effectuent des missions terrestres. Ange du passage, il établit un pont entre la dimension des vivants et celle des ombres. Dans la mythologie grecque, on retrouve cette qualité de messager chez le dieu Hermès qui relie le ciel, la terre et les Enfers. C’est lui aussi qui retire l’âme du corps. Son équivalent féminin, la déesse de l’arc-en-ciel Iris, elle, coupe le cheveu fatal des femmes et forme un pont entre le ciel et la terre.

Malgré son rôle jugé effrayant et son intransigeance, Azraël reste un être rayonnant et bienveillant.

Pour aller plus loin :


Sources :
  • Dictionnaire des sciences occultes de Jacques Collin de Plancy, 1846.
  • Dictionnaire de la mythologie de tous les peuples avec les rapprochements historiques de Luigi Capello, 1833.
  • Dictionnaire des anges (y compris déchus) de Gustav Davidson, 2005.

Métatron : archange médiateur entre l’humain et le divin

Dans les textes sacrés, l’archange Métatron tient une place à part, celle la plus proche de Dieu. Il possède la particularité d’avoir eu une existence mortelle sous les traits du prophète Hénoch. Ange impressionnant par sa taille dimensionnelle, il apparaît à travers l’élément feu. Guide des hommes dont il connaît les souffrances, il dispose de nombreuses ressources lumineuses et obtient le titre d’ange le plus puissant.

L'archange Métatron

Le patriarche Hénoch

La patriarche Hénoch continue de prier Dieu
Malgré la violence et la décadence de l’humanité, Hénoch poursuit ses prières.

Septième patriarche de la Bible, Hénoch est le père de Mathusalem et l’arrière-grand-père du célèbre Noé. Alors que la Terre connaît une période sombre et que les humains se détournent de leur Créateur, le prophète continue de croire en Dieu. Il vit 365 ans et rassemble ses visions dans un manuscrit connu sous le nom du Livre d’Hénoch. Il est l’un des premiers hommes à apprendre l’écriture, la science et la sagesse.

Touché par la foi de cet homme, Dieu envoie Aniel, ange de la vertu et du courage, l’enlever à la fin de sa vie mortelle. L’être céleste, avant de ramener son âme aux Cieux, le consume sur un chariot enflammé.

Les Séraphins et les Chérubins, anges les plus proches du Tout-Puissant, sentent l’odeur humaine de l’étranger dans leur royaume supérieur. Indignés qu’une telle créature puisse accéder à leur monde, ils demandent des explications à leur maître. Il leur répond que tous ses enfants terrestres se détournent de lui, à l’exception du valeureux Hénoch.

Archange puissant

Cependant, l’apparence d’Hénoch connaît un changement radical dans les sphères célestes. Ses veines deviennent des rivières de flammes et sa chair se transforme en torche ardente. Esprit de feu, il se dote de 36 paires d’ailes et d’innombrables yeux. On l’appelle désormais Métatron.

Dans la hiérarchie céleste, cette entité accède au rang des archanges, anges supérieurs chargés de missions terrestres, tels que Michaël, Raphaël ou Gabriel. Son nom devient même synonyme d’archange. Mais, au contraire des autres, Métatron réside aux côtés de Dieu, dans le septième Ciel et devient le chef de tous les anges. Lui seul peut s’asseoir au Paradis alors que les autres restent debout. On lui associe le nombre 70, car il règne sur 70 princes des 70 nations et maîtrise leurs 70 langues. De plus, il gouverne une légion angélique appelée « la Lumière de Métatron ».

Le Soleil, véhicule de Métatron
Métraton se manifeste à travers les rayons solaires.

Être impressionnant, de la taille de la largeur du monde, l’archange de feu se répand dans tout l’Univers et toutes les dimensions. Créateur de la lumière, il pénètre notre réalité à travers le Soleil. On le perçoit lui-même sous la forme d’un énorme soleil orange-doré. Sa véritable demeure est celle de la constellation d’Orion.

Lorsque Jambrès et Jannès, deux sorciers égyptiens, atteignent les Cieux grâce à leur sorcellerie, Gabriel et Michaël se montrent incapables de les en déloger. En un instant, Métatron les chasse et révèle l’étendue de sa puissance. On le surnomme le roi des anges, le prince de la Présence ou de la Face, le chancelier du Ciel.

Protecteur et mentor des humains

Métatron correspond à l’archétype d’Hermès (Mercure chez les Romains), messager divin, lien entre les humains et les dieux. Comme il est le seul à approcher d’aussi près le Tout-Puissant, il sert de médiateur entre les deux dimensions. L’archange Sandalphon, qui possède une action similaire à lui en transmettant les vœux de l’humanité à Dieu, est souvent qualifié comme son « frère jumeau ».

En plus de créer la matière qui constitue notre monde, il pousse à l’ascension des hommes. Il coordonne des milliers d’âmes afin de provoquer leur rencontre qui mènera à la création de nombreux bienfaits pour l’humanité.

Sur notre planète, l’archange se place dans l’éther au-dessus de Louxor, en Égypte. Il s’assure que chaque mortel se situe là où il doit être pour accomplir sa mission de vie. Il veille également à ce que la lumière se diffuse en quantité équitable et aux bons endroits.

L’origine du nom Métatron demeure incertaine. Elle pourrait provenir de la racine natar qui signifie « surveiller » ou encore du grec metator, « messager », ou meta thronon, « derrière le Trône ». Quoi qu’il en soit, sa lumière se trouve en chacun de nous, ce qui permet de nous connecter à lui. C’est l’une des façons les plus puissantes d’accélérer notre ascension personnelle. Son aide se manifeste par des occasions exceptionnelles.

Lorsqu’on l’invoque, il apparaît sous la forme d’une colonne de feu. Mais il n’hésite pas à revêtir différentes formes pour servir de mentor aux hommes. Maître spirituel, il est ainsi le bâton de Moïse qui le guide et l’instruit. Il retient la main d’Abraham, prêt à sacrifier son fils Isaac, et se bat aux côtés de Jacob. De plus, il tient le rôle de scribe et consigne toutes les actions. Son origine mortelle lui permet de mieux comprendre les problèmes humains.

Le cube de Métatron

Le cube de Métatron
Le cube de Métatron

Les pouvoirs du roi angélique peuvent se concentrer dans un symbole : le cube de Métatron. Cette figure géométrique rassemble les solides de Platon et le Merkaba qui représente le corps entouré des champs lumineux.

Portée sur soi, cette représentation cubique révèle les secrets de l’Univers et protège des énergies négatives. Une façon de rappeler toute la puissance d’un homme sage devenu archange incontournable…


Sources :
  • Vie mystique et kabbale pratique de Georges Lahy, 1995.
  • Les tracés de Lumière : Symbolisme et connaissance de Jean Tournac, 2016.
  • Prolifération des écrans de Louise Poissant et Pierre Tremblay.
  • Le guide des archanges vers l’ascension : 55 étapes vers la lumière de Diana Cooper et Tim Whild.
  • Théologie dogmatique de Giovanni Perrone, 1858.
  • Bibliothèque britannique ou histoire des ouvrages des savants de la Grande-Bretagne, 1736.
  • Histoire des Juifs, depuis Jésus-Christ jusqu’à présent de Jacques Basnage de Beauval, 1716.
  • Dictionnaire des Anges (y compris les Anges déchus) de Gustav Davidson, 2005.

Belzébuth : prince des démons et de la gourmandise

Belzébuth, surnommé « prince des démons », demeure l’un des sept princes de l’enfer. Bien avant ce statut infernal, il apparaît comme une divinité oraculaire chez le peuple des Accaronites. Son image s’associe à celle des mouches dont il est le maître. Mais il revêt bien des apparences et se joue des humains comme des démons, et même de Satan !

Belzébuth-prince-démons

Seigneur des mouches

C’est en Syrie, tout d’abord, que se déploie le culte de Belzébuth. Les Accaronites, habitants d’Accaron, cité de Chanaan (ancien nom de la Palestine) lui consacrent un temple et l’honorent comme une divinité. Ils lui offrent des sacrifices sur des tombeaux.

Belzébuth-seigneur-mouches
Belzébuth apparaît parfois sous la forme d’une mouche gigantesque (par Dresmiel).

Réputé pour rendre des oracles, le dieu syrien possède le pouvoir de chasser les mouches et ainsi de préserver les moissons. Il obtient naturellement le titre de seigneur des mouches. De plus, son sanctuaire est dépourvu de ces petites bêtes, car elles s’empêtrent sur sa statue sanglante. En latin, son nom signifie « seigneur de tout ce qui vole ». Les peuples de Chanaan le représentent parfois sous l’apparence de cet insecte volant.

Mais celui qu’on appelait autrefois Beelzebuth revêt différentes formes comme celles d’un veau monstrueux, d’un bouc à longue queue ou d’un chameau. Il se métamorphose même en une femme séduisante allant jusqu’à adopter une nouvelle identité : la voluptueuse Biondetta. Celle-ci se révèle un succube, un démon femelle nocturne qui s’unit aux hommes.

En l’an 897 avant J.-C., Ochosias, le roi d’Israël, ordonne à son armée de consulter Belzébuth, après s’être fracassé le corps en tombant d’une fenêtre. Dieu envoie l’un de ses partisans, Élie, avertir la troupe royale que puisse qu’Ochosias préfère s’en remettre à une autre divinité que celle d’Israël, il vivra cloué dans son lit et y mourra. À cette nouvelle, le roi charge son capitaine et ses cinquante hommes d’arrêter le prophète. Mais sous les prières d’Élie, un feu tombe du ciel et décime les orgueilleux. Un second commandant intervient et meurt de la même façon. Le troisième supplie l’envoyé de Dieu d’épargner sa vie, ce qu’il fait. Il se rend avec lui au chevet du roi et lui confirme son trépas prochain en raison de son impiété. Ochosias décède un an plus tard.

Lieutenant de Satan et démon de la gourmandise

Belzébuth-démon
Belzébuth est un démon de l’enfer.

Les doutes sur la véracité des prophéties données par Belzébuth s’accumulent. Issu de la première hiérarchie des mauvais anges, il finit par révéler son vrai visage, celui d’un démon. Il possède deux grandes cornes et des ailes de chauve-souris. De plus, un bandeau enflammé ceint son front et ses yeux étincellent de mal. Sous la colère, il hurle comme un loup et vomit des flammes. Deux longues pattes de canard, une queue de lion et des poils complètent ce portrait monstrueux.

Démon de la gourmandise, l’un des sept péchés capitaux, Belzébuth pousse les mortels à la tentation. D’ailleurs, il présente parfois un visage bouffi pour souligner cette fonction. Il réside en enfer où il devient le bras droit de Satan. Mais très vite, il se montre bien plus fourbe que son chef et lance une révolte contre lui. Il fonde l’ordre de la Mouche, décoration pour honorer les créatures les plus viles.

Prince des démons

D’une taille prodigieuse, Belzébuth règne sur une partie de l’empire infernal du haut de son immense trône et s’oppose à Satan. Le grand-duc Astaroth, sous l’apparence d’un âne, l’assiste parfois. Le démon Nysrock est son cuisinier personnel. Sur Terre, un sorcier du nom de Moreau le représente.

Surnommé le prince des démons, Belzébuth appartient au rang des sept princes de l’enfer avec Asmodée, Azazel, Belphégor, Dispater, Mammon et Méphistophélès. Notons que, dans le royaume infernal, les princes possèdent beaucoup plus de pouvoirs que les rois.

Récapitulatif des caractéristiques du démon Belzébuth

  • Fonctions : divinité oraculaire des Accaronites, seigneur des mouches, fondateur de l’ordre de la Mouche, démon du péché de gourmandise, prince infernal.
  • Etymologie : « seigneur de tout ce qui vole ».
  • Pouvoirs : repousser les mouches, changer d’apparence, inciter à la gourmandise.
  • Attributs : la mouche et le bandeau de feu.
  • Autres noms : Belzebut, Beelzebuth, Biondetta.

Sources :
  • Dictionnaire du diable, des démons et des sorciers de Pierre Ripert, 2012.
  • Dictionnaire des sciences occultes de Jacques Collin de Plancy, 1846.
  • Biographie universelle ou Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs erreurs ou leurs crimes de François de Feller, 1847.
  • Dictionnaire historique, critique ou bibliographique, contenant les vies des hommes illustres, célèbres ou fameux de tous les pays et de tous les siècles de Louis Chaudon, 1823.
  • Exorcismes, possession : le combat face au démon de Stéphane Cacheux, 2015.
  • Dictionnaire de démonologie occidentale de Marie d’Ange, 2018.

Moloch : démon vénéré par le feu

Moloch, dont le nom signifie « Roi », demeure une divinité discrète. Cela n’empêche pas ses adorateurs, les Ammonites (un peuple de la Bible) de lui consacrer une terrible offrande. Alors que son culte et son emprise se répandent chez les hommes, le mystérieux dieu se transforme en démon.

L'idole de Moloch en bronze

Statue de bronze brûlante

Moloch n’est pas du genre à apparaître dans le monde des humains. Qu’importe, les Ammonites ont construit une grande statue de bronze à l’effigie de leur dieu. Assis sur un trône de métal, l’entité possède une tête de veau surmontée d’une couronne. Enfin, la divinité est associée au soleil dévorant et au taureau. De plus, Moloch possède un char attelé par quatre griffons. Le griffon est un animal fabuleux avant un corps d’aigle et de lion. Il demeure aussi l’attribut du dieu solaire Hélios de la mythologie grecque.

L’idole de Moloch sert également de réceptacle sacrificiel. En effet, ses adorateurs lui vouent une fidélité à toute épreuve. La divinité de bronze tend ainsi les bras pour recevoir des enfants en sacrifice. À l’intérieur de la construction, les prêtres allumaient un feu pour immoler les victimes. Des tambours et d’autres instruments couvraient les cris de ces pauvres innocents.

Certains rabbins prétendent que l’intérieur de la statue contenait sept armoires. Chacune accueillait une offrande de nature différente : farine, tourterelle, brebis, bélier, veau, bœuf et enfant.

Démon adoré

Sacrifice d'un enfant à Moloch

Bientôt, l’immonde culte de Moloch se répand chez les Carthaginois, les Phéniciens et les Moabites. Même le sage roi Salomon se laisse séduire et érige un temple en son honneur, au niveau de la vallée d’Ennon dans l’aire sacrée de Tophet, en Tunisie. D’ailleurs, le nom Tophet provient de Toph qui signifie « tambour » et rappelle le rituel sacrificiel.

Ce culte atteint toute son horreur lors du siège subit par les Carthaginois, en 300 avant J.-C. Croyant en une punition de leur protecteur, ils brûlèrent 200 enfants entre ses mains métalliques. Le siège se prolongeant, ils pensèrent avoir commis une erreur en ne consumant que des descendants de familles modestes. Pour obtenir le pardon, 300 habitants offrirent leur vie à Moloch, en s’immolant à leur tour.

Prince du pays des larmes

Dieu de la fatalité, Moloch prend le titre de « prince du pays des larmes ». En effet, il se recouvre des pleurs des mères et du sang des enfants. Il accède au rang de démon de l’injustice en siégeant au Conseil infernal et régit le mois de décembre. Grâce à ses dons de séduction, il poussa de nombreux mortels à se sacrifier en son nom.


Sources :
  • Dictionnaire infernal de J. Collin de Plancy, 1863
  • Dictionnaire du diable, des démons et sorciers de Pierre Ripert, 2012
  • Dictionnaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible d’Augustin Calmet, 1722
  • Dictionnaire illustré des arts divinatoires de Thomas Decker, 1999
  • Revue des traditions populaires.
  • Le Prince de ce Monde : précis de démonologie occidentale et dictionnaire des démons de Nahema-Nephthys & Anubis, 2015.
Crédit images :
  • Statue de Moloch par Stella, 2017
  • Représentation du sacrifice à Moloch dans Bible Pictures with brief descriptions de Charles Foster, 1897

L’ange Gabriel : archange messager et guérisseur

Messager de Dieu, ou des dieux selon les religions, Gabriel transmet les révélations célestes aux humains. Il appartient au rang des archanges et dirige le Paradis. Grâce à ses dons de guérisseur, il soigne les mortels et leur apporte l’espoir.

L'archange messager et guérisseur Gabriel

Ange messager et révélateur

La mention de l’ange Gabriel apparaît bien avant la Bible, dans les textes anciens. Les Persans le surnomment « le Paon du Paradis ». En effet, l’oiseau symbolise ici les merveilles des Cieux. Il joue aussi le rôle de messager divin et représente l’immortalité céleste. Les Mahométans, professant la religion de Mahomet, appellent Gabriel « l’Esprit fidèle ».

Ces surnoms sont multiples, mais son rôle demeure le même à travers les époques. Ange messager, il garde les trésors célestes, c’est-à-dire les révélations. Annonciateur des interventions divines, il préside au Nord.

Gabriel annonce la Bonne Nouvelle à Marie
Gabriel répand la Bonne Nouvelle à Marie et lui dépose des fleurs de lys.

Un jour, il révèle à un homme, prénommé Zacharie, qu’il aura un fils, Jean-Baptiste. Face à l’incrédulité de l’humain, l’esprit céleste le rend muet jusqu’à la naissance de son enfant. C’est aussi lui qui annonce à la Vierge Marie son rôle de mère du messie, lors de la fameuse scène de l’Annonciation, fêtée le 25 mars. On le représente souvent aux côtés d’elle, un lys à la main, symbole de pureté. Hérault du ciel aux ailes dorées, il lui offre des fleurs immortelles.  Il explique également au prophète Daniel le sens de ses visions et la venue du sauveur Jésus.

Dans le Coran, il transmet à Mahomet des révélations et lui retire la graine du cœur. Celle-ci, de couleur noire, représente l’amour-propre qui pousse au péché. Elle découle du péché originel commis par Adam. Selon le témoignage de Jeanne d’Arc, lors de son procès, c’est l’ange Gabriel qui lui souffle d’aider le roi de France.

Archange paradisiaque et guérisseur

Au même titre que Michaël, Raphaël ou Métatron, Gabriel est un archange, c’est-à-dire un ange supérieur chargé d’interventions terrestres. Son nom signifie « Dieu est ma force ». Il préside le Paradis et assure le rôle de chef de la garde angélique du jardin d’Éden.

En tant que guérisseur, il intervient dans la régénération du subconscient des hommes. Il apporte une solution aux problèmes digestifs et gouverne le système reproducteur féminin. On lui associe la bougie verte, couleur des plantes médicinales et de la guérison. Gardien de la Lune, il apporte l’espoir à l’humanité.


Sources :
  • Dictionnaire des religions de Robert-Jacques Thibaud, 2000.
  • Ésotérisme et Divination n°2, 2011
  • Nouveau Dictionnaire Universel de Maurice Lachatre, 1865
  • Dictionnaire Classique de l’Antiquité Sacrée et Profane de Marie-Nicolas Bouillet, 1841
  • Dictionnaire de la Fable ou Mythologie de François Noël, 1803
  • Le paon et sa valeur religieuse selon l’iconographie et les textes d’Extrême-Orient de Jeanne Conard, 1964
  • Dictionnaire des Anges (y compris les Anges déchus) de Gustav Davidson, 2005.
  • Les 22 anges guérisseurs : Angéologie médicale de Chantal Mehiel et Gilles-Raphaël Pen, 2005.